M'enfin quand même, on est capable d'autodérision dans la publicité. Et ça c'est plutôt rassurant.
....ou pas.
Il n'y aura pas de retrouvailles sur le quai de la gare, pas de thé au chaud dans une brasserie parisienne, pas de promenade, pas de sourire, pas d'euphorie, pas de spectacle, pas de larmes de joies, pas de baiser sur le banc publique. rien de tout ça. Une histoire à peine née, déjà morte. Je risque de me taire ici pendant un certain temps. Ma muse n'est plus au rendez-vous. Je me suis tari.
arqué
pendant six jours dans un hangar surchauffé avec mille autres moines,
un jeune bonze birman de 18 ans décrit, à l'Agence France Presse, les
conditions inhumaines de son arrestation et de son emprisonnement par
la junte, survenus ces dernières semaines."Nous avons été battus, plusieurs fois, à coups de poing et de pied ou avec des bâtons. Puis nous avons été répartis en groupes de dix et interrogés un par un. Ils voulaient savoir si nous avions participé aux manifestations et qui était le meneur dans notre monastère", confie le moine, sous couvert d'anonymat.
Un matin, les soldats sont arrivés à son monastère, expliquant aux bonzes qu'ils allaient les emmener prendre une collation offerte par l'armée. Parfois les militaires ne s'embarrassent pas de tels prétextes. "L'armée s'est conduite comme si elle attaquait un camp terroriste", raconte un civil, sur Democratic Voice of Burma, un site d'opposition basé en Norvège, qui a assisté à une scène similaire dans un autre monastère de la capitale. D'après ce témoin, tout le monde a été arrêté, même les civils qui s'étaient réfugiés dans le lieu de culte, y compris "les femmes avec leurs bambins".
Une fois rassemblés, les moines sont enfermés dans des bâtiments surchauffés, sans fenêtre ni toilettes. Ils sont obligés de se dévêtir, puis battus à plusieurs reprises. "Nous avons été forcés de nous agenouiller, la tête vers le sol, comme des prisonniers, poursuit le jeune bonze interrogé par l'AFP. Nous sommes restés deux jours comme cela, avant qu'on nous déshabille."
GRAVES BLESSURES
A la fin des interrogatoires, les moines sont enfermés par groupes de soixante, obligés de s'agenouiller et de faire leurs besoins à même le sol. Autour de lui, le jeune religieux reconnaît des membres d'autres monastères, sévèrement battus par les soldats auxquels ils ont tenté de résister. "Certains étaient grièvement blessés, les paupières fermées à la suite de coups répétés. D'autres étaient blessés à la tête et aux bras. Certains avaient même des fractures ouvertes", a assuré le moine.
L'état de santé des personnes incarcérées inquiète particulièrement l'association d'aide aux prisonniers politiques. "De nombreux détenus, qui ont subi des blessures durant les manifestations, n'ont pas reçu de soins médicaux", déplore l'association. "Les moines n'ont pas suffisamment de nourriture et d'eau, et sont maintenus dans des salles combles, où la transmission de maladies menace", prévient l'organisme.
HONTE DES SOLDATS
Selon le jeune moine, des soldats bouddhistes ont avoué avoir eu honte du traitement infligé aux religieux. "Des soldats bouddhistes sont venus s'excuser et implorer notre pardon. Ils nous ont dit que s'ils nous traitaient de la sorte, c'est parce qu'ils en avaient reçu l'ordre de leurs officiers." "Des moines ont alors prédit aux soldats qu'ils iraient en enfer, et certains militaires ont commencé à pleurer, car ils savaient que c'était vrai", commente-t-il.
Les bonzes ont ensuite été répartis en plusieurs groupes : dans un premier, ceux soupçonnés d'avoir participé aux manifestations, dans un autre ceux accusés d'avoir mené les manifestations et enfin dans un dernier ceux soupçonnés de les avoir soutenues. Le jeune moine a finalement été libéré en compagnie d'autres bonzes de son monastère, après avoir assuré aux militaires qu'il n'avait jamais manifesté.
Les
associations sont toutefois pessimistes sur l'évolution des événements.
Pour Democratic Voice of Burma, les monastères vont certainement se
repeupler, mais comme le craignent les populations locales, "avec des moines qui soutiennent le gouvernement".
toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses curieuses et dépravées;
le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange;
mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; et on se dit: " J'ai souffert souvent, je me suis trompé
quelquefois, mais j'ai aimé.
C'est moi qui ai vécu, et non pas un être
factice créé par mon orgueil et mon ennui. "
Alfred De Musset
On ne badine pas avec l’amour, Acte II, scène 5
Je veux vous faire part d'un mix de ma composition, jazzy, soul, funky.
Ambiance intimiste, sexy et voluptueuse. Dites moi ce que vous en pensez.
L'attaque de la moustache géante.
Merci.
Quand dans le vent d'automne, sonneront les violons de Verlaine, tu seras là.
Mon attente n'aura pas été vaine, c'est à mes côtés que tu marcheras.
Je guetterai le bout de ton nez mutin, rougi, cherchant la chaleur de mon cou,
J'embrasserai chacun de tes yeux, ainsi, ton regard sera doux.
Nous verrons ensemble les teintes jaunes, rouges et noires
Des feuilles mortes gisant sur le trottoir.
Et quand ta main tremblante, effleurera ma peau éléctrique
Brassens le chante encore, je t'embrasserai sur le banc public
Cet instant sera insensé, trop court, tendre et sucré
De tes lèvres, je sentirai la simple et irrésistible volupté
Je mordrai ce quartier de clémentine, agrume de ton visage,
Je cueillerai le fruit mûr de notre histoire, que l'on partage
Tu esquisseras un sourire, devant les marchands de souvenirs
Ton regard dans les airs, devant la grande dame de fer
Tu réchaufferas tes mains autour d'une tasse de thé
Nous rentrerons enfin, lorsque la lune sera levée.
Ils puent, ou plutôt, ils sentent mauvais... j'en vois défiler toute la journée. Il sont parmis nous, ils sont polymorphes. Leur existence semble, malgré leur porte monnaie bien garni, misérable. Ceux qui n'ont pas d'argent sont encore plus à plaindre. Ils me racontent leurs problèmes, je les écoute. Je les méprise. Ils me racontent leurs joies. Je les entends, je feins l'interêt. Je les recadre vers des considérations plus matérielles : "De quoi avez vous besoin monsieur/madame ?". Quel mystère cachent-ils ? Nous les aimons, nous les detestons, nous leurs donnons parfois le minimum de bienséance quand ils ne font pas partie de nos proches.
Je les vois errer, essayer de survivre. Je les vois essayer d'avoir une vie sociale en passant me voir trois fois dans la journée. Ils rammènent chez eux la viande hors de prix du boucher d'à coté. Le fromage plein de cholesterol et hors de prix du fromager d'à coté. Leurs chiens, aussi usé qu'eux, qui tombe malade d'un simple coup de museau dans le caniveau, est devenu hors de prix. Je hais leur vie.
Pourtant, ils m'inspirent la pitié. Ils sont faibles, dépassés. Ils courbent l'échine, leur lutte est vaine. Certains s'accrochent, ils refusent l'évidence. Brassent de l'air, se libèrent de l'image dans laquelle nous les enfermons. Je sais qu'il n'en est rien. Ils ont pour certains d'entre eux une vie passionnante, de leur point de vue en tout cas. Jeux, voyages, vie sexuelle, reunions. Ils consomment de la culture, de la vie associative, de l'internet, des vêtements. On dirait des être humains. Le seul problème est celui de la perception. Sont ils trop pudiques pour nous dévoiler qu'ils sont encore vivants ? Pourquoi est ce que l'image que je me fais d'eux est si biaisée ? Je pense que ce problème vient de ce que j'ai pu voir dans les journaux ou entendre à la télévision. Ils ont eu droit à de grands reportages et de grandes études sociologiques sur leur condition. J'absorbe l'information qui devait me faire changer d'avis pourtant, mon point de vue reste inchangé.
Pourquoi ne puis-je mêler mes propres impressions à ces faits sociologiques ?
J'ai de telles personnes dans mon entourage. Je ne suis pas proche d'eux. Je ne les vois que rarement. Je n'éprouve pour eux qu'une vague idée de filiation administrative. Je n'ai jamais eu de rapports convenus avec eux. Il n'y a que dans mon enfance que j'ai pu resentir un brin de tendresse, liée à ma condition de tête blonde. J'ai beau chercher je ne vois rien qui me ratache à ces gens. Dans mes souvenirs, je percois des moments de complicité. Oui, il s'agit d'histoire. Ils me racontaient des histoires. Je pense que c'est le seul moment où j'ai pu trouver un interêt à les voir.
Elle, faisant son marché, à Nantes, et puis le vrombissement et le fracas, les bombes font trembler le sol, elle se refugie dans une petite rue, les cris sont angoissants, enfin le silence et les gémissements.
Lui, faisant sauter les portes des cales sêches des chantiers de Saint Nazaire pour que les cuirrassés Allemands ne puissent pas être réparés en France. Plus tard, il participera à la libération de ce même site de construction navale. Ils ne jouent pas aux héros, ils me racontent juste des faits, l'experience est traumatisante. Des années après la libération, les crises d'angoisses éclataient jusqu'à ce que les avions soient plus silencieux, quand ils passaient au dessus de leur maison. C'est bien la seule chose qui me touche chez ces personnes. Quand elles nous racontent.
Parfois ils nous racontent du Zola. Souvent, dans le Seizième ( Mon lieu de travail ) c'est du Sulitzer. Mes grand-parents, eux, c'était plutot du Céline.
La culpabilité me mine, presqu'autant que l'indifférence. C'est sûrement un problème d'égoïsme. Je vis ma jeune existence, faisant l'impasse sur le bout de la chaîne humaine, sur ceux qui attendent de tomber à la renverse sous leur epitaphe. Les vieux d'aujourd'hui sont les jeunes d'hier et je me plais à penser qu'ils se faisaient la même reflection à mon age. Peut être pensaient-ils juste à vivre leur vie, sans vouloir jeter un oeil sur la poussièreuse existence de leurs aïeux. Peut-être ne m'en veulent ils pas. Après tout, avec le recul dont ils beneficient ainsi que leur experience des rapports humains, peuvent-ils comprendre mon attitude, tout en la déplorant.
Gagne t'on avec l'âge, une meilleure accuité des rapports humains ou sommes nous simplement saoulés de ces derniers ? Je pense qu'on n'arrive à un degré de conscience qui nous permet d'accepter l'innacceptable, et de pardonner les erreurs de jeunesse. Pardon du cliché mais, apprendre aux plus jeunes à apprehender les choses de la vie est, je pense, leur rôle le plus important. Je n'oublie pas non plus qu'ils sont des êtres qui vivent de plus en plus longtemps et qui attendent encore beaucoup de leur existence.
Pour detourner une phrase de Dieudonné : "Le vieux est le meilleur ami de l'homme".
Tout ceci n'est que subjectif, j'ai énoncé ici des vérités qui sont les miennes. Je sais pertinement qu'il y a encore beaucoup d'enfants qui vont voir "Papy/Mamy".
Moi je vais juste telephoner à ma grand-mère, pour lui demander sa date d'anniversaire.
ON //
Je suis à la Gare de Lyon, j'attends depuis vingt minutes. Elle n'est pas en retard, j'avais simplement peur d'être en retard. Mes mains restent désespérement moites, ma gorge serrée, mon coeur battant un rythme jazzy un peu trop compliqué. C'est maintenant, c'est l'instant.
Le quai est annoncé, je tremble. je repense à toutes nos envies, nos esperances, nous allons essayer de mettre des actes sur des mots, j'essaie d'avoir l'air beau. Merde, mes genoux jouent des castagnettes...
Je me dirige vers un point où l'on voit bien les voyageurs descendre de leur train. Ca défile, toujours rien, elle a peut être renoncé ? Elle est peut être venue à cheval ? Peut être qu'elle a rencontré un clown triste sur son chemin et que par desoeuvrement elle s'est suicidée ? Elle a sauté du train ? Descendue à l'arret d'avant ? Engagée dans l'armée ? Oublié une paire de chaussettes chez elle, donc fait demi-tour ? Rencontré quelqu'un de plus interressant et beau que moi ?(impossible). Est-elle simplement dans les wagons les plus éloignés ?
Je l'aperçois. Je frôle la crise cardiaque. C'est donc ça la démence ??? Bon si je dois m'enfuir maintenant, transi de trouille, c'est maintenant, elle ne m'a pas encore vu. Je peux peut être encore laisser son rêve intact, jusqu'a ce qu'elle m'aperçoive. Non, évidement je reste là. Elle m'a vu. J'affronte son sourire, je lui renvoie, même. Ca y est, nous savons tout deux, nous nous repassons le film de notre histoire en avance rapide.
Je décroise les bras, elle dépose sa valise, elle s'approche, elle tombe dans mes bras, je passe ma main dans ses cheveux, sa joue est contre mon torse, ses bras entourent mon corps. Je laisse tomber sur elle, le poid de cette folle et interminable attente. Elle se détache, je prends son visage entre mes mains et m'approche lentement. Nous nous regardons droit dans les yeux...
-Contact-
Tout défile, les repères sautent, ça /quit en pagaille, mon cerveau y compris. pour la première fois en deux mois, mon estomac ne ressent plus cette douleur. Les larmes montent.
OFF //
20h35 ON//
La journée fut terrible, comme le reste de la semaine d'ailleurs, trop de travail, une tension qui ne baisse pas, quelques problèmes de santé, une folle envie d'arrêter de fumer, un metro à attraper, chansons de mon mp3 à changer, une soirée à laquelle je dois assister, je n'irai pas.
Je me tiens assis sur un banc, avenue Mozart, en proie à de grandes questions. Que vais-je devenir ? J'oublie la première question.Et puis elle, elle, ELLE ? Loin. Plus pour longtemps. Et après. Après ? Autant d'envie, si peu de réponses. Est elle dans le même état d'esprit ? Les mots que je peux lui dire ne sont que pure spéculation. Qu'en sera t'il quand nous serons sur le quai de la gare ? Qu'elle est la suite de nos retrouvailles ?
Je l'ai eu au téléphone hier, je n'étais pas à l'aise. J'éxprimais avec beaucoup de mal ce que je ressentais, ce que je pensais. Je ne meublais qu'avec des futilités alors que ma personne était dans une transe, ivre de désir, décidé à lui faire savoir de vive voix, sans succès.
Je suis tellement à mon aise quand les enjeux ne sont pas importants.
J'étais si effrayé de ne pas lui plaire que je ne pensais pas à rester naturel.
Rien ne sortait, je ne pouvais qu'exprimer mon inconfort, ma confusion. Vais-je enfin lui dire quelque chose d'intéressant ? Je réflechissais trop à l'image que je voulais lui donner.
Elle m'avoue plus tard, dans la "conversation" être un peu mal à l'aise, dans une aisance déconcertante, pour moi, balbutiant quelques phrases dénuées d'interêt et de sens.
Il est tard, je reviens à des réalités plus concrètes : Metro.
20h50 (trajet jusqu'a la station de metro.) OFF//
20h55 (Dans le metro) ON //
Beck dans les oreilles. Ca lui correspond plutôt bien. Guitare sèche, brin de folie, paroles dures. Elle est comme ça. Je sens chez elle une fibre enfantine. Enfantine mais incroyablement puissante dans ses analyses.
Le fait qu'elle relate notre semaine à Saint Tropez me flatte, c'est de là que découle notre histoire. Dans ce récit, elle prend mon point de vue. Pas trop de jugements, juste des faits.
J'imagine ma relation avec elle d'un manière un peu masochiste. J'ai tellement de choses à faire avant de pouvoir m'offrir un tel moment avec elle. Comme si aujourd'hui, la voyant débarquer, je me verrais refuser de la voir. Il me faut une "todo list" à réaliser avant qu'elle n'arrive. Je veux la recevoir sans soucis aucun. Je veux vivre ce moment pleinement, l'esprit libre de toute contrainte. // (5 minutes s'écoulent, je digresse.)
Quel est l'avantage du rêve par rapport à la réalité ? Si j'imagine une scène avec elle, il y a des fortes chances pour que mon esprit construise un rêve parfait. Si je vis cette scène, l'esprit notera les imperfections mais les sens seront satisfaits, physiologiquement, ce sera marquant, plus fort emotionnellement, plus réel, mais imparfait. Le problème est que l'imperfection doit être partie intégrante de l'être de chair, mais peut subsister dans mon esprit. Le désir de perfection dans la realité est moins intransigeant que celui de nos rêves, de notre imagination. L'idée de perfection double peut cohabiter, mais celle du rêve ne doit pas supplanter celle du réel .// Je voudrais la boire, me saouler de sa personne //
( Dans les oreilles : Young Disciples "All I have in me". Bien vu les gars ! )
J'aime bien ta facon d'écrire et certaines images, surtout "ceux qui attendent de tomber à la renverse sous leur epitaphe"... read more
on Brel les a chantés.